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Interview avec Dre Anne Cornevin, présidente de Junior Sports & Exercise Medicine Switzerland

Nous avons rencontré la Dre Cornevin lors du congrès annuel de la SEMS à Macolin en octobre 2021, et c’est avec plaisir que nous avons saisi l’occasion de lui poser quelques questions pour vous présenter la nouvelle Présidente de la JSEMS.

Dre Cornevin, vous êtes la nouvelle présidente de Junior SEMS. Qui est Anne Cornevin?
J’ai fait toutes mes études à l’université de Genève, mais avant d’avoir une carrière médicale, j’ai eu un parcours de sportive. Aussi étrange que la combinaison puisse paraître, j’ai été pendant de nombreuses année gymnaste artistique et coureuse de ski alpin au niveau régional et national. J’ai eu le droit à mon lot de blessures et c’est mon médecin du sport qui m’a donné envie de débuter des études de médecine. Mon rêve serait de suivre les gymnastes du cadre national, mais cette fois du côté du corps médical.

Depuis quand connaissez-vous Junior SEMS et comment vous êtes-vous impliquée jusqu’à présent?
Je connais la Junior SEMS depuis sa fondation en 2017. Un jour j’ai reçu un e-mail du Dr Justin Carrard, notre précédent président, faisant appel aux intéressé.es et j’ai tout de suite répondu présente. Que ce soit aux réunions de comité dans toute la Suisse ou à l’organisation d’événements, je suis toujours motivée à participer.

Quels sont, selon vous, la place et le rôle d’une société de la relève comme JSEMS?
Dans un premier temps, notre but est de promouvoir la médecine du sport et de l’exercice dans les universités pour faire connaître et valoriser cette sous-spécialité. Je ne vois personne de mieux placé que les étudiant.e.s pour remplir ce rôle.

En parallèle à votre fonction de Présidente de JSEMS, vous intégrez le comité central de la SEMS. Comment voyez-vous votre rôle dans le comité?
Je suis là à la fois pour représenter le comité des étudiants, nos avancements et projets, et peut-être aussi pour élargir la vision du comité central. Il y a tant de sujets à discuter, tant de projets, de problématiques à résoudre, je suis là pour rappeler que le parcours du médecin du sport commence durant les études et qu’il est important qu’on l’intègre dans nos projets.

Quels sont les grands défis de la médecine de l’exercice et du sport pour les cinq ans à venir?
Faire reconnaître la médecine du sport et de l’exercice comme spécialisation à part entière. C’est peut-être un peu ambitieux en cinq ans, mais c’est notre plus grand défi actuellement en Suisse.

Quelle(s) thématique(s) et compétence(s) aimeriez-vous ­développer dans votre pratique future dans la médecine
du sport?
Tout le côté pratique lié à cette profession. Développer des compétences relationnelles, décisionnelles et multidisciplinaire dans le milieu.

L’éducation et le partage de connaissances fait partie des missions de la JSEMS, comment pouvez-vous atteindre les étudiants et la jeune génération de futurs médecins du sport?
Via les événements que nous organisons, que ce soit la Students Day (journée annuelle de conférence et de workshops pour les étudiants), les webinaires et des événements locaux au sein des universités. Tout cela dans la joie et le partage bien évidemment!

Comment développez-vous vos connaissances dans le ­domaine de la médecine du sport?
De nos jours le moyen le plus facile et rapide de développer des connaissances réside sur le web. Participer à des webinaires, des cours online, s’intéresser au niveau international surtout, car la médecine du sport se développe ailleurs aussi.
Personnellement le premier lien sur lequel j’ai cliqué était celui de la SEMS, mais en Angleterre il y a la BASEM (British Association of Sports and Exercise Medicine), en Australie l’ACSEP (Australasian College of Sports and Exercise Physicians), etc. Allez-y jeter un œil, inscrivez-vous aux événements proposés, soyez curieux.

Que souhaitez-vous dire aux médecins du sport qui nous lisent?
La médecine du sport est une profession admirable, qui fait rêver plus de jeunes que ce que l’on peut croire. Malheureusement elle est encore trop peu connue et c’est dommage. Je souhaite encourager les médecins du sport à se montrer, à partager leurs expériences et connaissances.

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